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 Francine TOULEMONDE (1950 - 2011) 

Francine Toulemonde est née Francine Leclercq à Lille le 31 décembre 1950.

Elle suit des études universitaires en mathématiques. Puis, elle s'installe avec Jean-Louis Toulemonde, son mari, dans le Finistère. Passionnée par la terre et le feu, elle s'initie alors au tournage au modelage et à l’émaillage du grès et de la porcelaine.

En 1981, elle quitte la sécurité du métier de professeur de mathématiques pour devenir céramiste à Pont-aven. Elle expose dans des galeries d'artisanat d'art et participe à des foires de potiers à travers la France.

En 1986 Philippe Inquimbert, médecin le jour, fondeur d' art la nuit, l'initie à la fonte à cire perdue et petit à petit le bronze s'impose comme son matériau principal pour la liberté de création qu 'il autorise malgré les contraintes techniques.

En 1988 elle déménage à la Michellerie à Chéméré près de Nantes. Et 1994 est l' année de sa première exposition personnelle entièrement consacrée à la sculpture bronze.

Son style s' affirme alors et elle participe à de nombreuses expositions et salons dans la région.


 

"Mes œuvres, je les réalise par pulsions, par associations d'idées. Je ne suis pas une intellectuelle de la sculpture. Je suis une « instinctuelle ». Le corps humain m'inspire, essentiellement. J'aime traduire ses attitudes, les sentiments qu'il exprime à travers elles et que je tente de rendre par l'expression du visage et du corps et surtout, par le mouvement. Aussi, modeler d'après nature m'est un exercice nécessaire, mais non suffisant. Ce que je désire capter et transmettre est de l'ordre du réalisme, certes, mais il s'agit du réalisme du sentiment. Dans la série des «Esclaves », par exemple, j'ai cherché à imaginer ce que pouvait ressentir un homme enchaîné et contraint: révolte, soumission, panique, souffrance, solidarité. Ce qui m'intéresse, c' est rendre l'intensité d'un mouvement par le muscle. Mes sculptures ne sont donc pas lissées car le rendu que j'espère serait moindre. D'autre part, étant donné que je goûte peu les postures statiques, mes œuvres ont cette forme de déséquilibre, qui est mouvement. Car le mouvement en sculpture est une idée, que prolonge le regard... La liberté que m'offre la cire au moment du modelage trouve son écho dans celle que le bronze accorde : si ces techniques sont assez longues à mettre en œuvre, elles autorisent une grande souplesse d' exécution et de belles possibilités créatives. Je fonds moi-même mes sculptures, avec mon mari Jean-Louis, pour les mêmes raisons : cette liberté m'est chère, j'aime maîtriser entièrement mon travail."

Isabelle Kersimont

Pratique des arts n°68 Mai 2006

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